Le programme traverse ainsi plusieurs siècles de création musicale et des univers très différents
musique ancienne, répertoire classique, musique contemporaine et formes plus expérimentales.
Cette diversité se retrouve dans les parcours des interprètes invités.
Loredana Von Allmen, actrice et chanteuse basée à Lausanne, évolue entre théâtre, musique et création contemporaine. Diplômée de l’École du Théâtre des Teintureries, elle s’est produite en Suisse, en France et à Paris et collabore avec différents ensembles et compagnies.
Delphine Ayrton, comédienne et chanteuse, possède elle aussi un parcours transversal. Sa formation en philosophie, histoire de l’art et théâtre physique nourrit une pratique située à la croisée du spectacle vivant, de la création et de la participation culturelle.
La programmation fait également une place importante aux instruments à cordes.
Violoncelliste et pédagogue, Frédérique Aronica-Lehembre partage son activité entre musique de chambre, répertoire baroque, création contemporaine et transmission. Formée au CNSMD de Paris puis au Conservatoire Royal de Bruxelles, elle collabore avec différents ensembles et orchestres.
À ses côtés, son frère Roberto Aronica, altiste et professeur au CRR de Reims, apporte une expérience de la musique de chambre et de l’orchestre, avec un intérêt particulier pour les répertoires moins connus et la création contemporaine.
Du baroque au jazz, des trajectoires qui se croisent
La programmation rassemble aussi une génération d’interprètes dont les parcours ne se limitent pas à un seul répertoire.
La violoniste Julia Didier, installée à Paris, travaille aussi bien la musique baroque que les répertoires classique et romantique ou le jazz. Son parcours l’a menée auprès de formations telles que l’Orchestre de Paris, Les Siècles, l’Insula Orchestra ou encore l’Opéra Royal de Versailles.
Son travail sur instruments historiques rejoint naturellement l’esprit d’un festival attentif à la redécouverte de partitions et de compositrices moins présentes dans les programmations habituelles.
Pauline Dubois, violoniste née à Lille et installée en Belgique, développe principalement une activité de musique de chambre. Formée au Conservatoire de Lille puis au Conservatoire Royal de Bruxelles, elle se produit notamment en duo avec le pianiste Corentin Hermand.
Au piano, Antonin Vinour partage son activité entre récital et musique de chambre. Formé notamment au CNSMD de Lyon, il collabore avec différents ensembles et forme depuis 2021 le duo Mosaïque avec la trompettiste Luce Perret.
Cette dernière, diplômée du CNSMD de Lyon, est également cornet solo du brass band de la Musique de l’Air et de l’Espace. Son parcours traverse l’orchestre, la musique de chambre et le théâtre musical.
Les voix au centre du programme
Le chant occupe une place importante dans cette édition.
Chloé Charrière, chanteuse et pianiste formée à l’HEMU de Lausanne, travaille notamment autour de l’improvisation, du chant participatif et de la sonothérapie. Avec Zoéline Simone, elle a créé le duo Lumielles, qui explore les musiques traditionnelles et les formes de concert participatives.
Mezzo-soprano, Zoéline Simone partage son activité entre interprétation et création. Membre de l’Ensemble Vocal de Lausanne et cofondatrice de plusieurs projets, elle développe un travail qui s’intéresse aux liens entre musique, héritage culturel et société.
Yuki Tsurusaki, chanteuse basée à Lausanne, possède une expérience de la scène lyrique internationale. Elle a notamment été invitée à plusieurs reprises à l’Opéra de Lausanne et s’est produite au Carnegie Hall avec le New York City Opera.
À Vevey, Aurélia Linnert poursuit un parcours marqué par la musique, l’enseignement et les langues. Son itinéraire l’a notamment conduite au Kirghizistan et en Allemagne avant son installation en Suisse.
Pierre Pantillon, chanteur et directeur d’ensembles vocaux, complète cette distribution avec une pratique développée entre la Suisse, la France et l’Allemagne, attentive notamment au rapport entre le corps, la voix et le geste musical.
Du piano à la harpe, une programmation ouverte
D’autres instruments viennent encore élargir le paysage sonore du week-end.
La pianiste fribourgeoise Patricia Siffert s’est produite comme soliste et chambriste en Suisse et à l’étranger. Son travail comprend notamment plusieurs enregistrements consacrés à la compositrice anglaise Rosemary Duxbury.
Julie Sicre, harpiste formée à la Haute École de Musique de Lausanne, partage son activité entre pédagogie, musique de chambre et collaborations interdisciplinaires. Elle travaille notamment avec des formations orchestrales suisses et avec la compagnie Contacordes, qui associe conte et musique.
Le percussionniste Lucas Duclaux-Loras, diplômé de la Haute École de Musique de Genève, s’intéresse aux croisements entre musique, spectacle et danse contemporaine. Son parcours comprend également un important travail pédagogique et plusieurs projets internationaux.
Enfin, Yves Cortvrint, ancien alto solo de l’Orchestre de l’Opéra de la Monnaie à Bruxelles, apporte au festival une longue expérience de la scène et de la transmission. Son parcours traverse le baroque, le classique, le romantisme et la création contemporaine.